L’APOCALYPSE COURANTS MILLÉNARISTES RÉVOLUTIONNAIRES – Norman cohn

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De la fin du XIe jusqu’à la première moitié du XVIe siècle, l’Europe fut le foyer de nombreux soulèvements dont les chefs nourrissaient leurs doctrines des grandes prophéties traditionnelles de l’Ancien Testament. Aux pauvres et aux exploités des villes et des campagnes, ils prédisaient l’avènement prochain d’un Millenium – pratiquement illimité -, sorte d’âge d’or où, libérée du mal et de la souffrance, la terre se transformerait en un nouveau Paradis terrestre. Le contenu révolutionnaire de ces mouvements ne tardait pas à mettre en péril l’ordre établi, l’exaltation mystique venant renforcer la violence des revendications sociales. Aussi furent-ils sauvagement persécutés et anéantis tant par l’Église que par le pouvoir temporel. Le messianisme révolutionnaire, qui, pendant près de quatre siècles et demi, cristallisa les aspirations et les rancoeurs sociales des couches les plus pauvres d’une partie de l’Europe, est un phénomène mal connu. Norman Cohn, disposant d’une très vaste documentation, décrit avec bonheur l’histoire de ces courants messianiques, depuis les premières croisades des pauvres jusqu’aux prophètes du Millenium égalitaire, Thomas Müntzer et Jean de Leyde (roi éphémère de la ville de Münster devenue la “Nouvelle Jérusalem” communiste), en passant par le mouvement des “flagellants”, les hussites, les anabaptistes, etc. Mais l’auteur va plus loin. Il affirme que les chimères millénaristes n’ont rien perdu aujourd’hui de leur pouvoir de fascination. Les grandes idéologies du monde moderne doivent beaucoup à la tradition apocalyptique des masses du Moyen Âge… On le découvrira dans ce livre.

La notion de Gihad dans l’Islam, des origines à Al-Gazalî – Alfred Morabia

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Après avoir brossé un tableau historique du djihad, l’islamologue envisage les fondements de cette notion dans les sources coraniques. Il aborde ensuite la théorie générale élaborée par les théologiens des XIIe et XIIIe siècles, puis s’intéresse à l’intériorisation du djihad au cours du Moyen Age

L’ISLAM AU SIÈCLE DES LUMIÈRES Image de la civilisation islamique chez les philosophes français du XVIIIe siècle – Sadek NEAIMI

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Cet ouvrage cherche à comprendre les bases intellectuelles de la récéption de la civilisation islamique dans la mentalité occidentale de l’Europe moderne, la philosophie du siècle des lumières étant le fondement intellectuel de l’Occident contemporain. Cette étude permet de saisir dans quelle mesure la réception de la civilisation islamique a permis à l’Occident de se constituer une identité au moment où la pensée européenne rompt avec l’héritage médieval.

hymnes et prieres aux dieux de babylonie et d’assyrie – Marie Jospeh Seux

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Essai sur la théologie mystique de L’Église d’Orient – Vladimir Lossky

Essai sur la théologie mystique de l'Église d'Orient

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La tradition orthodoxe n’a jamais voulu établir une distinction nette entre la mystique et la théologie, entre l’expérience personnelle des mystères divins et le dogme de l’Église. La théologie n’a pas pour objet une connaissance abstraite sur Dieu, mais la préparation de l’homme à l’union avec Lui. Ainsi, plutôt que de tenter de percer le mystère au moyen de l’entendement, elle doit tout au contraire provoquer une transformation intérieure de notre esprit, afin de nous ouvrir à l’expérience mystique. Toute théologie tend alors à la vie mystique, celle-ci n’étant rien d’autre que la vie spirituelle chrétienne. Croyant, de tradition orthodoxe, Vladimir Lossky évoque ce qui est le plus intime et le plus précieux de sa foi : Dieu, la Trinité, l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’œuvre du Fils et du Saint-Esprit dans l’Église et l’ultime destinée de l’homme. Écrit il y a maintenant plus de soixante ans pour tous ceux qui désirent pénétrer l’univers spirituel orthodoxe, cet « Essai sur la théologie mystique » jouit d’un rayonnement extraordinaire. Un livre pha

universalité de l’Islam – Eva de Vitray-Meyerovitch

Universalité de l'islam by Eva de Vitray-Meyerovitch ...

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Figure majeure de l’introduction du soufisme en France, Eva de Vitray-Meyerovitch (1909-1999), qui enseigna tant à la Sorbonne qu’à l’université Al-Azhar du Caire, incarna parfaitement cet islam universel et tolérant que prônent, entre autres, des mystiques comme Rûmî. Si elle est connue avant tout comme traductrice, notamment du grand maître persan, elle fut aussi une savante aguerrie, comme en témoignent ses nombreux articles. Ces derniers, publiés dans des revues, étaient jusqu’à aujourd’hui peu accessibles. Jean-Louis Girotto, spécialiste de son œuvre, en a réuni ici onze parmi les plus importants. Écrits sur plus de trente ans, évoquant l’« Approche symbolique du Coran », « Le chemin des contes soufis » ou encore « La soif du pur amour », ils témoignent de la richesse et de la cohérence de son cheminement intellectuel et spirituel.

la voie du tassawuf- al-alawi

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Sidi Ahmād Ibn Mustāfā al-‘Alāoui (Al Alaoui) (en Arabe : سيدي أحمد بن مصطفى العلاوي ) , né en 1869 à Mostaganem en Algérie et mort en 1934 à Mostaganem en Algérie au sein d’une famille Arabe Chérifienne originaire de Mostaganem dans l’Algérie occidental est un maître soufi algérien (cheikh tarîqa), il est le fondateur de l’un des plus importants mouvements soufis du XXe siècle, la tarîqa ‘Alawiyya, une branche de l’ordre Chadhiliyya.  Selon son acte de naissance, Ahmad b. Mustafâ al-‘Alawî est né le 13 octobre 1869 à Mostaganem et décédé le 14 juillet 1934 à Mostaganem, ville de l’ouest de l’Algérie. Issu d’une famille noble dont l’un des ancêtres était un cadi originaire d’Alger, il fut principalement éduqué par son père. Le jeune Ahmad maîtrisait assez mal l’écriture et n’eut le temps d’apprendre par cœur que quelques sourates du Coran. Ce type de transmission familiale, surtout basé sur l’acquisition des « nobles caractères » (makârim al-akhlâq), ne doit pourtant pas être sous-estimé, car c’est bien cette éducation de base fondamentale qui lui permettra ultérieurement d’accéder au savoir aussi bien exotérique qu’ésotérique. La situation financière de sa famille étant préoccupante, il commença à travailler assez jeune dans l’artisanat de la chaussure. Son père mourut alors qu’il n’avait que 16 ans. C’est de cette époque que datent à la fois son rattachement au soufisme, dans une branche de la Chadhiliyya, les Aïssawas, et ses débuts dans l’apprentissage de la science religieuse : Ahmad al-Alawî utilisait tout le temps que son activité professionnelle et ses responsabilités familiales lui laissaient pour s’adonner à la lecture, passant souvent des nuits entières plongé dans les livres. Après la mort du maître aissawî, il s’éloigna petit à petit du groupe auquel il était affilié, lui reprochant son activité plus orientée sur les phénomènes surnaturels que sur la recherche de la véritable spiritualité. C’est alors qu’il rencontre un maître de la tarîqa Derkaouiya, une autre branche de la Shâdhiliyya, Muhammad Ibn al-Habîb al-Buzîdî, dont l’enseignement le séduit immédiatement. Ahmad al-‘Alawî délaisse alors, momentanément comme le lui recommande son maître, les cours de sciences exotériques auxquels il aime assister et s’engage dans la pratique de l’invocation, ce qui l’amène à recueillir assez vite le fruit de cette concentration, à savoir l’accès à la connaissance spirituelle telle que l’envisage le soufisme, c’est-à-dire un mode de connaissance qui dépasse la raison et suspend la conscience individuelle. Devenu rapidement l’un des plus proches disciples du cheikh Bûzîdî qu’il sert pendant seize années, il hérite, à la mort de celui-ci en 1909, de sa fonction de maître spirituel, sans rencontrer quasiment aucune opposition, ce qui est plutôt rare dans les confréries soufies. Cinq ans plus tard, en 1914, il fonde un nouvel ordre soufi, indépendant des Darqâwâ, la tarîqa ‘Alawiyya, ce dernier mot, basé sur son nom de famille, étant une allusion à la fois à la « hauteur » de cette nouvelle voie (sens de la racine arabe concernée) et au patronage d’Alî, gendre et cousin du prophète mais également pôle des soufis pour tous les Shâdhilîs. Cette prise d’indépendance est en fait une façon de réformer la méthode spirituelle héritée du soufisme shâdhilî et darqâwî, afin de l’adapter au nouvel environnement, à la fois hostile et plein d’opportunités nouvelles, qui est celui de l’Algérie du début du XXe siècle. Très nombreuses sont les autorités musulmanes qui témoignent alors par écrit de l’orthodoxie et de la haute spiritualité du cheikh : la lettre de l’ancien cadi et mufti de La Mecque et de Médine, Muhammad Ibn al-Makkî, publiée dans Cheikh al-‘Alawî : documents et témoignages(cf. Bibliographie) est à cet égard un témoignage certes particulièrement marquant mais qui n’est pas isolé puisqu’il existe tout un recueil de lettres et d’attestations publié à ce sujet : al-shahâ’id wa l-fatâwâ.

En Islam iranien aspects spirituels et philosophiques – Henry Corbin

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À l’intérieur de la communauté islamique, le monde iranien a formé dès l’origine un ensemble dont les caractères et la vocation ne s’élucident que si l’on considère l’univers spirituel iranien comme formant un tout, avant et depuis l’Islam. L’Iran islamique a été par excellence la patrie des plus grands philosophes et mystiques de l’Islam.
Le monument que Henry Corbin présente ici en quatre volumes de sept livres est le résultat de plus de vingt ans de recherches menées en Iran même. Sa méthode se veut essentiellement phénoménologique, sans se rattacher à une école déterminée. Il s’agit pour lui de rencontrer le fait religieux en laissant se montrer l’objet religieux tel qu’il se montre à ceux à qui il se montre. Le phénoménologue doit donc devenir l’hôte spirituel de ceux à qui se montre cet objet et en assumer avec eux la charge. Toute considération historique restera donc ici immanente à cet objet, sans lui imposer du dehors quelque catégorie étrangère, considération dialectique ou autre.

Hindouisme et Soufisme – Daryush Shayegan

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Héritier de l’Empire musulman des Indes, arrière-petit-fils d’Akbar – qui fonda l’École des traducteurs afin de faire communiquer les traditions soufie et védantine -, le prince Dârâ Shokûh (1615-1659) s’attacha, beaucoup plus qu’à l’exercice du pouvoir, à devenir un souverain philosophe : il traduisit les Upanishads en persan, devint l’ami des plus grands sages hindous et musulmans, développa la métaphysique et la gnose du soufisme.Le Confluent des Deux Océans, son oeuvre maîtresse est une étude comparative sur les principales notions philosophiques indiennes et islamiques dont il fait ressortir les homologies de sens et de structure. Un livre exemplaire pour notre époque, où le dialogue inter-religieux et la science des cultures et des spiritualités comparées deviennent d’une urgence et d’une nécessité vitales.
Daryush Shayegan, ancien professeur de science comparée des religions à l’Université de Téhéran, auteur remarqué de Qu’est-ce qu’une révolution religieuse ? et du Regard mutilé, tous deux chez Albin Michel, était le mieux à même de traduire et de commenter ce texte capital qui ouvrait déjà, au XVIIe siècle, toutes les voies de l’avenir.

TRAITÉ SUR LES NOMS DIVINS – AR-RÂZÎ

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Fakhr ad-Dîn ar-Râzî, peu connu en France par manque de traduction de ses oeuvres, fut un auteur fécond, éminent savant musulman polygraphe : théologien, juriste, philosophe commentateur du Coran, célèbre en terre d’islam, tant orientale qu’occidentale. Il s’intéressa aussi à différentes disciplines scientifiques qui se développaient à son époque.

Il naquit à Rayy en 544/1149 et mourut à Hérat en 606/1209. Il évolua principalement dans des régions qui correspondent approximativement a l’Afghanistan et à l’Iran actuels. Son ouvrage la plus important et le plus célèbre est son grand commentaire du Coran intitulé : Les Clefs du Mystère.

Le présent Traité sur les Noms divins s’inscrit dans ses oeuvres théologiques et illustre la méthode propre à la perspective du Kalam. Il constitue une petite somme théologique mais aussi un ouvrage de piété clair, concis et profond. Il montre toute l’importance que l’Islam attache a la connaissance et à la litanie des quatre-vingt-dix-neuf Noms divins arrêtés par la Tradition.

Ce traité comprend en première partie : l’étude du nom, du nommé, de la qualité ou attribut, de l’invocation et du souvenir de Dieu par Ses Noms. du Nom suprême, etc. ; en deuxième partie : l’exposé sur le pronom Huwa (Lui), sur le Nom Allâh, sur la formule sacrée de l’Unicité divine Lâ ilâha illâ LIâh (Nul dieu adoré sinon Allâh) est sur chacun des quatre-vingt-dix-neuf Noms divins ; en troisième partie : une rapide étude sur d’autres Noms considérés par certains comme divins.

Le traducteur et présentateur Maurice Gloton, a déjà publié plusieurs traductions et commentaires d’ouvrages de Maîtres du Soufisme : Ghazâli, Ibn ‘Atâ’ Allâh, Ibn ‘Arabî, Jurjânî. Il a su donner, sur différents passages du Traité sur les Noms divins, des commentaires qui confèrent à l’ouvrage un attrait supplémentaire.

aperçus sur l’ésotérisme islamique – René Guenon

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Ce livre réunit un certain nombre d’études que René Guénon a consacrées au Çufisme. Il y montre que celui-ci n’est nullement une secte, mais le cœur, le noyau de la tradition islamique. Il s’agit là, bien entendu, du Çufisme orthodoxe qui implique une transmission initiale remontant au Prophète et non de pseudo-organisations qui ne peuvent revendiquer une filiation valable.
Le dernier chapitre est consacré au Taoïsme et au Confucianisme de même qu’à la permanence du Tao, en dépit de la destruction plus ou moins complète de l’aspect extérieur de la tradition chinoise.
Pour René Guénon, quelle que soit la diversité des méthodes, l’ésotérisme est partout et toujours le même. La hiérarchie du Çufisme, avec son chef, son Pôle, se retrouve à peu près pareille dans les autres formes traditionnelles de l’Orient ainsi que dans la Franc-Maçonnerie.
Quant à l’influence spirituelle, d’origine non humaine, elle dirige les diverse organisations initiatiques, mais c’est par l’intermédiaire de celles-ci que devra s’opérer la marche descendante du Cycle comme sa remontée finale.

Ahmad Al alawi- de la revelation

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Le maître spirituel algérien Ahmad b. Mustafâ al-`Alawî (1874-1934) est le fondateur de la confrérie `Alawiyya, une très importante branche de l´ordre shadhilite, et l´un des principaux représentants du soufisme du XXe siècle. Son enseignement se répandra dans tout le Maghreb mais aussi au Moyen-Orient et en Europe. Auteur de nombreux traités de métaphysique, il est l´une de ces figures exceptionnelles qui apparaissent dans les périodes d´obscurcissement, et dont le rôle est de revivifier par la parole et l´exemple la tradition.

“Dans le présent traité consacré à la notion de “Révélation”, le maître spirituel algérien Ahmad al-‘Alawî, un de grands saints du XXème siècle, commente par une lecture inspirée la sourate coranique “L’étoile” dont les prmeiers versets traitent justement de l’expérience de la vision divine.”

interpenetration l’islam et l’europe – nilufer gole

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«”Y a-t-il conflit entre les religions ? Entre les civilisations ? Si conflit il y a, peut-on le justifier par l’antagonisme entre un Occident qui serait ancré dans la modernité et la laïcité, et un islam qui resterait figé dans la foi et la tradition ? Qu’en est-il réellement ?” sont autant de questions auxquelles répondra Nilüfer Göle. Prenant pour point de départ les attentats du 11 Septembre, Nilüfer Göle se penche sur la nature profonde de leurs auteurs et sur la complexité de leurs rapports avec l’Occident. Invitant le lecteur à bien faire la distinction entre Islam et islamisme, et mettant l’accent sur la grande diversité de l’Islam contemporain, l’auteur s’appuie notamment sur l’exemple de la Turquie.»
Le Progrès La Tribune, 15 février 2006

Pour Nilüfer Göle, la Turquie donne à voir comment tradition et modernité peuvent coexister dans les pratiques quotidiennes, sociales ou privées. Cette relation complexe trouve particulièrement en France un écho sensible dans la question du statut des femmes : le foulard devient ainsi le symbole de toutes les contradictions qui tiraillent l’islam contemporain.

L’auteur invite les esprits éclairés à combattre les réflexes identitaires afin d’éviter que se dressent les uns contre les autres partisans d’un islamisme extrémiste et défenseurs d’une prétendue « pureté européenne ».

Chronique d’Abou-Djafar Mohamme – al-Tabari

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Chronique de Tabari, histoire des prophètes et des rois (Arabe: تاريخ الرسل والملوك Tarikh al-Rusul wa al-Muluk) relate l’histoire du monde depuis la création jusqu’à la naissance de Mahomet, puis l’histoire du monde musulman pendant les trois premiers siècles de l’hégire.

L’auteur, At-tabari, rapporte les évènements avec leur isnâd (chaîne de transmission) laissant aux savants postérieurs le soin de distinguer les récits authentiques des récits forgés : les faits et les légendes sont traités à égalité1.

Cet ouvrage, rédigé en arabe, fut traduit en persan vers 963 (soit 40 ans après la mort de l’auteur) par le savant samanide Abou-Ali Mohammed Belami (en), fils de Muhammed, fils d’Abd-Allah, d’après les manuscrits de la Bibliothèque du Roi. C’est une version « abrégée », où les références, répétitions, et citations des sources ont été supprimées. Cette version fut par la suite traduite en turc.

Les sunnites accusent Al Bal’ami d’avoir modifié des récits à des fins de propagande chiite.

Par la suite, ce sera au tour des chiites et des historiens d’accuser avec de solides arguments Hermann Zotenberg de falsification du texte.

La première traduction française de la Chronique de Tabari fut l’œuvre de Louis Dubeux en 1836 et est parue sous le titre: Chronique d’Abou-Djafar Mohammed Tabari, fils de Djarir, fils d’Yezid, traduite sur la version persane d’Al Bal’ami. Par la suite, l’orientaliste Hermann Zotenberg en fit une version plus aboutie, laquelle parut en 1867-74 (4 vol.). Bien qu’« abrégée » elle représente environ 1 500 pages imprimées.

Vies des saints musulmans – Emile Dermenghem

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Récits de pèlerinage à la Mekke : étude analytique – Abd al-Majīd Turkī, Hadj Rabah Souami

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Pages Spirituelles – Ibn Taymiyya – Smirna Si

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En se lançant dans une exégèse relativement alambiquée du verset coranique LXXIII, 20, le Shaykh al-Islam semble ensuite vouloir souligner le caractère inévitable de la multiplicité manifeste dans la communauté musulmane, avec ses hauts et ses bas. Si je le comprends bien, il semblerait même vouloir dire que rien n’est jamais seulement noir ou blanc. Quoi qu’il en soit de toutes ces nouveautés qu’il dénonce, les Musulmans qu’il vise de son propos ne font pas que des choses horribles, interdites : selon lui, leurs « affaires » comprennent aussi des choses autorisées ou commandées par la religion. Cela dit, Ibn Taymiyya se doit bien sûr de réaffirmer l’obligation canonique de la commanderie du bien et du pourchas du mal. Plus intéressante encore que le fait qu’il en parle alors est la manière même dont il les évoque. Il n’exige de les mettre en œuvre que « dans la mesure du possible » et précise qu’ils ne sont plus « Légitimes » (mashrū‘), conformes à la Sharī‘a, quand les effets en sont pires que la situation à laquelle on tente de remédier par leur biais. Dans ce texte comme en d’autres, le pragmatisme du mufti damascain est manifeste et, pour lui, les outils premiers de l’engagement socio-religieux sont la pondération et la souplesse. La manière la plus indiquée d’éviter une situation gravement corrompue est parfois d’en supporter une autre qui l’est moins. Ibn Taymiyya l’écrit par ailleurs, ainsi que clairement indiqué par le Prophète, « renouer de bonnes relations » (iṣlāḥ dhāt albayn) est d’un degré plus éminent même que certaines des obligations centrales de l’Islam, dont la prière ou, en l’occurrence, commander le convenable et interdire le répréhensible. La conclusion du théologien est une éclatante profession de salafisme vrai. Quel que soit l’intérêt prétendûment « prépondérant » que d’aucun trouvent aux fanfares militaires et autres nouveautés, la voie des Anciens lui apparaît « plus parfaite en toute chose », non seulement en matière de culte mais dans les affaires de gouvernement: jihād, émirat, politiques, justice pénale, finances. Ce salafisme est cependant largement tempéré de réalisme. Ainsi qu’expliqué dans le Coran et la tradition prophétique, ce qui est attendu des Musulmans, c’est à vrai dire de tendre vers l’idéal en en mettant en œuvre ce dont ils sont capables, c’est-à-dire en faisant leur possible. La réaffirmation inconditionnelle de la norme n’a de sens en Islam qu’accompagnée d’une ouverture tout aussi grande à la faiblesse humaine. Tel que compris par Ibn Taymiyya, le véritable salafisme est à la fois fidélité à un âge d’or révolu et générosité, miséricorde vis-à-vis du présent.

Le Livre des pénétrations métaphysiques – Molla Sadra Shirazi – Traduction: Henry Corbin

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Qu’est ce que l’être ? Cette question passe pour fonder la philosophie. Encore faut-il s’entendre sur le sens du mot « être ». L’essence des choses détermine-t-elle leur existence ? Devons-nous affirmer, au contraire, que l’existence conditionne l’intensité d’être qui qualifie une certaine réalité ? Mollâ Sadrâ Shîrâzî, dans ce traité écrit en Iran au siècle de Descartes et de Leibnitz, médite ces questions qui sont encore les nôtres. Mais les solutions qu’il propose s’évadent hors de nos perspectives, après avoir opéré une révolution décisive dans la métaphysique des Orientaux. Penseur shî’ite en butte à la persécution, Mollâ Sadrâ est la plus haute figure de la philosophie iranienne islamique au temps splendide de la cour safavide d’Ispahan. Sa doctrine du primat de l’existence, que le présent ouvrage expose complètement, ouvre sur une interprétation spirituelle de la résurrection des corps.
Cette traduction par Henry Corbin qui fut aussi l’éditeur du texte original, a fait événement : par son ample introduction, il situe la question de l’être et déploie une explication comparée de ce que l’Occident grec puis médiéval en ont fait, avec la tradition shî’ite.

Le livre de l’aide – Imam Al-Haddad

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Le livre de l’Aide, du soutien et de l’encouragement pour les croyants qui désirent suivre la voie vers l’au-delà Dans une de ses lettres, l’auteur écrit : “C’est un temps où l’honnêteté s’en est allée, où la religion s’est affaiblie et où la traîtrise s’est généralisée. Les gens sont dans le chaos, leurs énergies sont concentrées dans leur estomac et leurs organes génitaux.

Il ne leur importe guère de s’abaisser ou de s’élever, et tant qu’ils satisfont leurs désirs mondains, ils ne se soucient guère de savoir comment ils sont considérés par leur Seigneur.” “J’ai été conduit à écrire cet ouvrage par désir d’obéir au commandement de Dieu et à celui de Son Prophète et par souhait d’obtenir ce qui a été à l’évidence promis à ceux qui donnent des indications pour guider, qui invitent au bien et qui répandent la connaissance.

J’ai appelé ce traité Le livre de l’aide, du soutien et de l’encouragement pour les croyants qui désirent suivre la voie vers l’au-delà.” “Je demande à Dieu de faire que moi et les autres croyants en tirions profit et de faire que mon travail d’écriture soit purement justifié par l’amour de Sa noble Face.”

La médecine islamique – Manfred Ullmann

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A partir de l’ouvrage connu dans l’Europe médiévale sous le tire de “Liber regius”, l’auteur évoque toutes les facettes de la médecine islamique, y compris les aspects populaires de la pratique médicale comme ses liens avec l’astrologie et les sciences occultes.

Ibn Arabî et le voyage sans retour – Claude Addas

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” Je sus que ma parole atteindrait les deux horizons, celui d’Occident et celui d’Orient “, déclare Ibn Arabî (1165-1240) à la suite d’une vision survenue dans sa jeunesse. L’histoire lui a donné raison. Depuis plus de sept siècles, son œuvre n’a cessé d’être lue, méditée, commentée dans toutes les langues vernaculaires de l’islam ; il a exercé une influence majeure sur le soufisme, la dimension mystique de l’islam. La vindicte persistante des oulémas (docteur de la Loi de l’islam) à son égard atteste la force de sa présence parmi les ” Hommes de la Voie “. Il est le grand Docteur mystique de l’islam. Pas de question intellectuelle et religieuse qu’il n’ait abordée dans son œuvre immense (plus de quatre cents ouvrages !).

Claude Addas retrace ici la vie et l’œuvre de ce grand ” voyageur “, exceptionnel ” vivificateur de la religion “, comme on le désigne dans la tradition musulmane.

Histoire de la philosophie islamique – Henry Corbin

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La philosophie en terre d’Islam n’a pas seulement recueilli l’héritage des Grecs. Son rôle dans l’histoire ne s’est pas achevé avec Averroës. Jusqu’à nos jours, elle n’a cessé d’engendrer une des plus riches métaphysiques qui soient. Henry Corbin fait plus ici que nous révéler les moments de cette longue histoire. Il en dévoile le sens et l’intention herméneutique : comment, des Ismaéliens à Avicenne, de Sohravardî ou d’Ibn ‘Arabî à l’Ecole d’Ispahan, s’est constituée une exégèse du Livre saint, et comment est née une philosophie prophétique. L’auteur a pour voeu que ces pensées ne restent pas inconnues du public occidental, mais qu’elles prennent enfin la place qu’elles méritent dans le cours de notre propre questionnement. Le lecteur trouvera dans ce livre enfin réunies les deux parties, jusqu’ici éditées séparément, de cette Histoire, qui couvre ainsi plus de dix siècles.

Féminismes islamiques – Zahra Ali

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Féminismes islamiques : un titre qui en fera sursauter beaucoup, y compris parmi celles et ceux qui se pensent à l’abri de tout préjugé. C’est que le stéréotype “islam =oppression de la femme” croise partout comme un sous-marin, tantôt en surface et pavillon haut, tantôt dans les profondeurs de l’inconscient. Ce que montre ce livre, le plus souvent on ne le sait pas : que dans les pays où l’islam est la religion dominante, des croyantes puissent lutter pour l’égalité, retourner les textes sacrés contre le patriarcat, s’élever contre les autorités politiques et religieuses qui bafouent les droits des femmes. De l’Egypte à l’Iran, du Maroc à la Syrie, en France, aux Etats-Unis et jusqu’en Malaisie, des intellectuelles, des chercheuses et des militantes sont engagées dans une démarche féministe à l’intérieur du monde religieux musulman. Zahra Ali nous fait entendre leurs voix et propose ainsi de décoloniser le féminisme hégémonique.

Corps spirituel et terre celeste: De l’Iran mazdéen à l’Iran shïite – Henry Corbin

Corps spirituel et terre celeste -

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Rédigé entre 1953 et 1960, le présent essai montre qu’on ne peut réduire Corbin à un simple historien de la philosophie. Si les Macrobe de l’Antiquité tardive et les Pléthon de l’époque byzantine ont ponctué son œuvre, ce fut pour aider à réactualiser le néoplatonisme au cœur de nos débats. Devenu orientaliste, Corbin dérangea plus qu’un antimoderne. Comme Sartre, il n’en appela ni à la vérité ni à l’absolu, et se saisit d’un discours particuliler ; mais ce discours, c’est en Iran qu’il est allé le chercher. Son livre prête en effet au néoplatonisme de ce pays une mission spirituelle faisant résonner le passé préislamique (l’Iran mazdéen) dans la gnose de l’École d’Ispahan (l’Iran shî’ite).

Quand le paganisme se voit concilié avec le monothéisme, un tel dépassement permet, plutôt que brandir le concret contre l’abstrait, de s’ouvrir enfin au vrai. Loin d’être une métaphore, le vrai recouvre, pour Corbin, un événement à prendre à sa source. Là où l’on opposa à l’existentialisme un vain réenchantement du monde, la dialectique de ce livre, plus radicale et réaliste, invite à s’engager dans le monde imaginal. Le lecteur en découvrira une charte vive d’actualité.

Suhrawardî d’Alep – Henry Corbin

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A la fois voué à la résurrection des philosophes de l’ancien Iran, à la traduction de Heidegger ou à l’herméneutique luthérienne, le projet d’Henry Corbin fut de bouleverser notre paysage mental en tendant des ponts entre les différentes gnoses des religions du livre. Conférence prononcée en 1938, cette étude sur Surhawardî, martyr consommé par son œuvre, est essentielle à la lecture des travaux ultérieurs d’Henry Corbin. Comme le rappelle justement Christian Jambet dans sa préface : “Il était et reste un maître parce qu’il libérait et libère en chacun de ceux qui le lisent son propre futur. Il nous dévoile ici cette puissance naissante.”

Revivification de la spiritualité musulmane – Aḥmad Ibn ʻAbd al-Raḥmān Ibn Qudāma al-Maqdisī

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L’Imam Abû Hâmid al-Ghazâlî surnommé “la Preuve de l’islam”, compose son célèbre Ihyâ’ ‘Ulûm al-Dîn (Revivification des sciences religieuses) [près de deux mille pages], qui devient une référence pour les Musulmans. Ce livre a marqué son époque et reste d’actualité jusqu’à nos jours. Il comporte quatre parties et chacune est subdivisée en dix livres. La première traite des actes d’adorations et leurs secrets, la deuxième des règles de vie, de coutume et des normes du comportement religieux, la troisième traite des actes périlleux qui mènent à la perdition et la quatrième des actes salutaires. Ibn al-Jawzî reprend cette somme d’enseignements et en sort un livre concis, qu’il nomma le Minhâj. Il dit dans son introduction : “J’ai constaté, ô aspirant sincère et novice déterminé et résolu, que tu t’es décidé à abandonner les vaines préoccupations du bas-monde et que tu as pris la résolution de te consacrer à la vie future parce que tu as su que la fréquentation des créatures mène à l’insouciance, que l’abandon de l’examen de conscience est à l’origine de la négligence, et que les étapes du souffle de vie conduisent rapidement à la station de la mort. Tu as regardé lequel des livres intimes tu peux emmener dans ta solitude et le faire parler dans les moments de silence et voilà que tu préfères l’Ihyâ’ de l’imam al-Ghazâlî et tu trouves qu’il est unique en son genre, précieux en lui-même… Je vais, alors, composer pour toi un livre qui relate l’essentiel de l’Ihyâ’. Je m’appuie, à cet effet, sur les traditions les plus authentiques et les plus notoires…”. Par la suite, Ibn Qudâma al-Maqdisî réécrit le Minhâj, pour le rendre encore plus accessible, et c’est ce travail-là que nous avons traduit et que nous mettons entre vos mains. Si al-Ghazâlî a tenté, par son oeuvre, une revivification des sciences religieu-ses musulmanes en général, Ibn al-Jawzî et Ibn Qudâma, quant à eux, en puisant dans cette oeuvre, ils ont tenté une revivification de la spiritualité musulmane en particulier.

Râbi’a de feu et de larmes – trad et introduction de Salah Stétié

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Râbi’a al-Adawiyya (713-801) est la première grande figure du soufisme, et il n’est pas indifférent qu’elle soit une femme. Elle est l’objet d’une vénération encore vive de nos jours, aussi bien au sein des milieux populaires que des cercles soufis. Ses paroles et ses poèmes, recueillis et transmis au fil des siècles par une chaîne ininterrompue de spirituels, conservent toute leur actualité. Son rayonnement et sa personnalité de feu lui permirent toutes les audaces. On raconte notamment qu’elle se promenait avec un seau d’eau et une torche : le premier, disait-elle, était destiné à éteindre le feu de l’Enfer, et le second à porter le feu au Paradis – ceci pour faire valoir une spiritualité totalement désintéressée, qui ne procède pas d’un marchandage moral avec Dieu. Après une biographie et une introduction lumineuse, Salah Stétié nous offre une magnifique traduction des poèmes et des propos qu’il nous reste de la sainte, accompagnées des calligraphies du grand artiste Ghani Alani.

Martin Lings – Le Prophète Muhammad: sa vie, d’après les sources les plus anciennes

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Pour connaître la vie de Muhammad, l’historien dispose de sources anciennes : c’est d’abord le Sirât Rasûl Allâh, où Ibn Ishâq a réuni les traditions biographiques orales et dont il nous reste une version du Ix e siècle. De la même époque nous sont parvenues la chronique des Campagnes du Prophète par Wâqidi, et la collection des Hadith par Bukhârî. Ces sources, et quelques autres, Martin Lings les connaît parfaitement et il y puise, pour nous donner cette Vie du Prophète, avec un beau talent de conteur. La profusion de détails souvent inédits fait de cette biographie un monument d’érudition accessible au plus grand nombre.

Sulamî – les ruses de l’âme

 

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Les ruses de l’âme. Sulamî – Muhâsibî Les catégories d’âmes Sache que l’âme est de trois sortes : une âme instigatrice du mal (ammâra), une âme qui ne cesse de faire des reproches (lawwâma) et une âme apaisée (Mutma’inna). S’agissant de l’âme apaisée, c’est celle qui a eu la certitude que Dieu est son Seigneur, qui est rassurée par la Promesse de Dieu, qui a cru à la Parole de Dieu et qui a enduré Son commandement. Il s’agit de l’âme croyante à qui Dieu – qu’Il soit exalté – illumine la face et lui remet son livret dans sa main droite. Ainsi elle se montre apaisée et contente du Décret de Dieu et de Son Arrêt dans le bien et le mal, dans ce qui est bénéfique et ce qui est dommageable. C’est l’âme au sujet de laquelle Dieu – qu’Il soit exalté – a dit : « Retourne vers ton Seigneur satisfaite et agréée. » (Coran) c’est-à-dire satisfaite de Dieu et agréée par Lui en raison de son œuvre bonne et de sa reconnaissance de la promesse de Dieu – qu’Il soit exalté -. S’agissant de l’âme qui ne cesse de se blâmer, c’est celle qui se fait des reproches à propos du bien et du mal et qui manque de patience dans les moments de joie et de peine. Elle regrette souvent ce qui s’est passé et se fait des reproches en se disant : Si seulement je l’avais fait ou si seulement je ne l’avais pas fait. Il s’agit de l’âme perverse et pernicieuse. Car il n’y a pas une seule âme, qu’elle soit bonne ou perverse, qui ne se fasse pas des reproches. Si elle fait du bien elle se dit : si seulement j’avais fait encore davantage, et si elle fait du mal elle se dit : si seulement je ne l’avais pas fait. Donc c’est l’âme qui se fera des reproches dans la vie future pour ce qu’elle avait négligé dans le bas monde. Et c’est l’âme par laquelle Dieu – qu’Il soit exalté – a juré en disant : « Je jure par l’âme qui ne cesse de blâmer » (Coran : 75/2). Pour ce qui est de l’âme instigatrice du mal, c’est celle que Dieu – qu’Il soit exalté – a évoqué dans le récit relatif à Yûssuf (Joseph) – que la paix soit sur lui – en disant par sa bouche : « L’âme est instigatrice du mal » (Coran : 12/53). Dieu – qu’Il soit exalté et magnifié – a dit également : « Tandis qu’il blâmait son âme contre la passion » (Coran : 51/40). Dieu – qu’Il soit glorifié et exalté – a dit aussi : « N’as-tu pas vu celui qui prend sa passion pour une divinité ? » (Coran : 45 / 23), et ainsi de suite parmi les versets qui vont dans le même sens. Tout ceci prouve la nocivité de l’âme et son désir insignifiant de faire le bien. Ibn Abî ‘Amrû nous a rapporté d’après Abdul Jabbâr ibn Sîrîn, d’après Ahmad ibn al-Hussein ibn Abban, d’après Abû ‘Âsim, d’après Sh‘ba et Sufyân, d’après Kuhayl, d’après Abû Salam, d’après Abû Hurayra que le Prophète – que Dieu lui accorde la grâce et la paix – a dit : « Les épreuves, la passion et le désir sont pétris dans la constitution originelle du fils d’Adam – que la paix soit sur lui ». Dieu – qu’Il soit exalté – a dit également : « Combattez pour Dieu comme Il mérite que l’on combatte pour Lui ». (Coran : 22/ 78) c’est-à-dire combattez l’âme et empêchez-la de succomber aux passions. 9/56

Lassaâd Metoui – Les 99 noms de Dieu

 

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D’après la théologie musulmane, il y a quatre mille noms de Dieu. Mille de ces noms, Dieu seul les connaît ; mille sont connus de Dieu et des anges ; mille de Dieu, des anges et des prophètes ; mille de Dieu, des anges, des prophètes et des croyants.

Parmi ces derniers, trois cents sont mentionnés dans la Thora, trois cents dans les Psaumes, trois cents dans les Évangiles et cent dans le Coran. De ces cent noms, quatre-vingt-dix-neuf sont connus par les fidèles ordinaires, le centième est caché,

secret, accessible seulement aux mystiques les plus éclairés. L’idée de base ici est que si Dieu est fondamentalement inconnaissable en Son mystère, on peut cependant connaître quelques modalités de Son être et de Son agir.

Comme le dit le prophète Mahomet : « Il y a quatre-vingt-dix-neuf noms qui n’appartiennent qu’à Dieu. Celui qui les apprend, qui les comprend et les énumère, entre au Paradis et parvient au salut éternel. »

Comprendre l’ « essence » de ces noms apaise l’âme, donne confiance et enrichit l’esprit. Ces noms sont un soutien pour l’être humain ; ils lui indiquent la voie à suivre pour s’améliorer et pour s’approcher du divin. C’est pour cela que, sur le plan pratique, les croyants ont coutume de les répéter en égrenant un chapelet (subha) de quatre-vingt-dix-neuf grains.

Et c’est pour cela que, sur le plan mystique et artistique, les noms de Dieu n’ont jamais cessé d’être interrogés et célébrés.

Jean-Paul Charnay – Regards sur l’islam, Freud, Marx, Ibn Khaldun –

 

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L’Islam entre aujourd’hui dans un schisme crucial pour son devenir. Deux voies s’affrontent : une vision dure (salafie) qui veut restaurer la pureté des origines par application totale de la révélation coranique et une option douce (néo-soufie) qui tend à restreindre les prescriptions à une spiritualité dont l’observance de la charîa ne serait pas le signe.
Au-delà de l’exégèse, “Regards sur l’islam, Freud, Marx, Ibn Khaldun ” propose quelques dissociations anthropologiques, et s’interroge sur les possibilités d’interprétations des traumastismes arabo-musulmans contemporains par les théories croisées de Marx, Ibn Khaldun et Freud.
En dépit d’apparents antagonismes, chacun des systèmes analysés ici : symbolique sacrificielle freudienne, géopolitiques orientales marxistes et renouvellement khaldunien de l’histoire, confrontés les uns aux autres dans un jeu de miroirs, est à même de dévoiler les faces cachées de l’histoire et de la psyché musulmanes, d’interpréter des attitudes stratégiques et les légitimations dogmatiques actuelles.

Souleymane Bachir Diagne – Islam et société ouverte: la fidélité et le mouvement dans la philosophie de Muhammad Iqbal

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Il y a de ces ” modernismes ” passagers, qui essaient d’adapter une tradition séculaire à la mode d’un jour. Ceux-ci se créent dans un présent immédiat, auquel ils ont donc du mai à survivre. Il y en a d’autres qui commencent avec un grand détour, un retour aux sources, afin de découvrir comment être vraiment fidèle à celles-ci dans une situation historique inédite. La pensée d’Iqbal est de cette dernière trempe, en fait une réalisation rare et puissante du genre. En traçant son itinéraire, il parvient à mettre dans un échange mutuel fructueux des penseurs et des textes fort éloignés les uns des autres : Nietzsche et Bergson, Halladj et Rûmî, ceux-là et d’autres encore pris dans une relecture du Coran. On a donc encore besoin de lire Iqbal, chacun à sa façon. Par exemple, nous – lecteurs hier de Bergson, aujourd’hui de Heidegger – qui cherchons une compréhension du temps vécu, de l’historicité, au-delà de la fixation objective, spatialisée du temps cosmique, nous aurons intérêt à revoir cela à la lumière de la relecture que fait Iqbal de la conception coranique de ” destinée “. De même, lecteurs de Nietzsche, nous profiterons de la réception iqbalienne du surhomme, dans la foulée de l'” homme parfait ” de la tradition soufie. Charles Taylor.

ABD AR-RAZZÂQ AL-QÂSHÂNÎ – Les Lettres-Isolées du Coran

 

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Recueil traduit de l’Arabe et présenté par Michel Vâlsan (Cheikh Mustafâ Abd al-Aziz), ce recueil contient les commentaires des Lettres-Isolées qui figurent dans 5 cahiers différents des Etudes Traditionnelles qui s’étendent sur deux années 1963 et 1964.

Ibn Arabi le livre du nom de majesté allah

 

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Traduit de l’arabe et présenté par Michel Vâlsan (Cheikh Mustafâ Abd al-Azîz), paru dans les Etudes Traditionnelles en 1948, réédition en 2008 chez Sagesse et Tradition.

Chants religieux du Djurdjura

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Anonymes témoins de la ferveur populaire, ces chants ont été collectés dans les hameaux haut perchés du massif du Djurdjura, au Nord de l’Algérie. Des documents ont été enregistrés. Youssef Nacib en a choisi et traduit une trentaine parmi les plus représentatifs des thèmes abordés.

Ibn Qudâma AL-MAQDISÎ – l’adoucissement du coeur

 

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J’ai aimé rassembler les nouvelles à même de soigner l’endurcissement de mon cœur et par elles, et de drainer mes larmes. J’ai recherché ces larmes pour mes yeux et cette douceur pour mon cœur, avec acharnement et je n’ai pas trouvé de soutien pour arriver à mes fins, meilleur que les nouvelles des Prophètes et des Saints, ces hommes vertueux dont le souvenir fait descendre la miséricorde Divine, dont l’audition des récits vivifie les cœurs et dont la narration des faits qui les concernent procure le bonheur. Aussi, ai-je regroupé les faits que Dieu ma permis, me limitant, à cet effet, au sens relié au but que je me suis proposé d’atteindre, tout en demandant l’aide de Dieu afin de réussir dans mon entreprise. Ibn Qudâma al Maqdissî Si Ibn Qudâma au XXIe éprouve le besoin d’attendrir son cœur, c’est que pour nous au XXIe siècle ce besoin est vital, car nos cœurs sont malades et risquent de mourir à chaque instant. D’ailleurs combien de corps ” bien que vivants ” ne sont que des tombes ambulantes pour des cœurs ” bien morts ” depuis longtemps, or l’homme c’est son cœur, et c’est vers les cœurs que Dieu ,- regarde et non vers les corps.

Bayhaqi – l’anthologie du renoncement

 

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« Le jour de la résurrection, quand on pèsera l’encre des savants et le sang des martyrs, c’est l’encre des savants qui l’emportera. »
Ainsi parlait Bayhaqi, qui vécut au début du XIe siècle dans le Khurasan. Il jeûna chaque jour d’une vie qu’il voua à recueillir, approfondir et transmettre les paroles des saints personnages depuis la naissance de l’islam.
Son Anthologie rassemble les hadiths du Prophète, les sentences des sages, les vers des grands poètes consacrés au renoncement, attestant ainsi, dans la pensée et la pratique de l’islam, une longue tradition autour de ce thème que Bayhaqi lui-même résuma par ces mots : « Celui qui aime Dieu ne saurait avoir besoin de rien d’autre que Dieu. »

Daniel De Smet, Mohammad Ali Amir-Moezzi – Controverses sur les Écritures canoniques de l’islam

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Quels sont les éléments des écrits canoniques de l’islam qui divisent les savants musulmans ? Quels sont les critères sur lesquels s’appuie aujourd’hui la recherche pour relire, à l’instar de ce qui s’est produit dans d’autres traditions scripturaires, le processus de canonisation de ces écrits ? Comment ces débats critiques historiques influencent-ils encore aujourd’hui la communauté musulmane ? Dès le premier siècle de l’Hégire, l’élaboration du Coran et du Hadith a suscité des controverses multiples, menées parfois avec véhémence, dans un climat de rivalité entre factions concurrentes. La rédaction du Coran et l’établissement de la version uniforme actuelle, tout comme la mise par écrit des traditions prophétiques, ne firent pas l’unanimité parmi les musulmans, tant sunnites que shi’ites. L’intégrité du texte coranique, l’autorité du Hadith comme source de droit ou la légitimité de traduire le Coran ont été contestées, et continuent à l’être de nos jours, comme en témoignent les nombreux débats sur Internet. Ce volume, émanant de chercheurs internationaux reconnus en leur domaine, aborde sous un éclairage nouveau les différents aspects liés au processus de canonisation des textes sacrés et les discordes doctrinales qui en sont issues

Malek Bennabi – VOCATION DE L’ISLAM

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Ce livre parle avant tout de la civilisation musulmane, à la fois spirituelle et temporelle. Certes, aujourd’hui le monde musulman vit une période de décadence, une période de troubles, mais dans cet ouvrage, Malek Bennabi rappelle les origines nobles et dynamiques de cette civilisation qui fut florissante. Il y évoque les racines profondes vers lesquelles l’homme musulman doit revenir s’il aspire à un renouveau réel, dynamique et éminemment spirituel. Malek Bennabi est un penseur algérien né en 1905 à Tebessa dans l’est algérien et décédé en 1973 à Alger. Il a étudié les problèmes de civilisation du monde musulman. On lui doit le concept de colonisabilité.

Andre Clot – L’Espagne musulmane – VIIIe XIV – Andre Clot

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La domination musulmane en Espagne commença en 711 avec le débarquement du berbère Tarik, s’étendit rapidement grâce au prince omeyyade Abdar Rahman, qui fonda l’émirat de Cordoue (756) et culmina à la fin du Xe siècle. L’auteur dépeint les hauts faits et la civilisation des grands émirs qui consolidèrent, agrandirent le royaume et combattirent les royaumes chrétiens du nord de la péninsule. Il fait une large place au rôle de l’Espagne musulmane, toutes religions confondues, dans la transmission de la pensée et des œuvres des écrivains, des philosophes et des mathématiciens de la Grèce antique, aux ” intellectuels ” d’Occident. Il dépeint l’essor de l’architecture dont l’influence se répandit dans toute la France centrale et la société hispano-musulmane. C’est la reprise de Tolède en 1085 qui fut la première grande étape de la ” Reconquista “. En 1270, l’Espagne musulmane se réduisit au petit royaume de Grenade qui subsista encore 222 ans, et dont la conquête par les Rois catholiques acheva l’unité de la péninsule.

Morteza Motahari – La justice divine

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De nombreuses interrogations et ambiguïtés sont soulevées à propos de la religion dans le monde contemporain, la nouvelle génération de musulmans posent à nouveau d’anciennes questions oubliées, empreintes de doute et d’embarras. Faut-il regretter l’émergence de ces doutes, questions et discussions qui ont parfois atteint des seuils critiques ? Je ne pense pas qu’il faille déplorer ce phénomène, car le doute est la prémisse de la certitude, la question est la clé de la connaissance, et le trouble s’achève par la tranquillité.

Le doute est un passage nécessaire vers la stabilité. L’Islam nous enseigne que l’ignorance, le doute et la perplexité sont des bases essentielles de l’état premier de l’homme, à partir desquelles celui-ci avance, grâce à une saine réflexion, vers la certitude et la tranquillité.

Il est vrai que le doute est signe de trouble, mais il est vrai aussi que la tranquillité comporte des degrés divers. L’animal ne vit pas dans le doute, sa tranquillité est d’un degré inférieur au doute de l’homme. Quant à la tranquillité de ceux qui ont la certitude, elle représente un degré plus élevé que le doute. Et, à l’exception d’une infime minorité divinement soutenue, tous sont parvenus à la phase de la foi et de la certitude après avoir traversé une phase de doute et de perplexité.

Gutierrez, Gustavo – Essai pour une théologie de la libération, 1928-

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À la fin des années 1960, la théologie de la libération apparaît comme une réponse de l’Église en Amérique latine aux problèmes sociaux et économiques de la région et à la polarisation entre les classes bien nanties et les pauvres. Ce courant deviendra un mouvement important au sein de l’Église en dépit des condamnations du Vatican.

Au début des années 1970, les inégalités divisent l’Amérique latine entre tenants de l’ordre établi etrévolutionnaires. Dans la foulée de la révolutioncastriste, des mouvements de contestation voient le jour. On y répond par la mise en place de régimes militaires répressifs. Dans ce contexte, plusieurs théologiens et hommes d’Église, influencés par le concile Vatican II, l’encyclique Populum Progressio dePaul VI et l’exemple du père colombien Camilo Torres, proposent une nouvelle lecture de l’évangile. S’inspirant de l’analyse marxiste, ils prônent un catholicisme social : Jésus ayant été un sauveur et un libérateur, le devoir du chrétien est d’apporter la justice aux opprimés par l’engagement politique. Un essai du prêtre péruvien Gustavo Gutiérrez, publié en 1971, rend l’expression «théologie de la libération» populaire. Mais c’est en 1968, à la conférence des évêques sud-américains de Medellin (Colombie), que ce courant apparaît. Ses participants réfléchissent alors aux implications sociales et politiques de la foi chrétienne et créent une commission sur la pauvreté. La conférence théologique de Mexico, en 1975, consacre le mouvement en faisant de la théologie de la libération sa thématique centrale. On y affirme la nécessité pour le chrétien de s’engager pour les droits de l’Homme et contre les injustices. L’arrivée du pape Jean-Paul II (1978), qui s’oppose à cette conception du message évangélique, marque un arrêt dans le mouvement. La théologie de la libération est même condamnée par le Vatican qui empêche plusieurs de ses représentants d’enseigner. Le mouvement restera néanmoins actif. Au Brésil seulement, il donnera naissance à plus de 80 000 communautés de base et à plus d’un million de groupes bibliques. (Note : le mois de janvier dans la présentation ne sert que de référence générale, la date exacte de l’événement étant inconnue).

Rajab Borsi – Les Orients des lumières

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Voici un témoignage de ce que l’islam chiite a su développer de pure spiritualité, très loin des tentations théologico-politiques. L’auteur de cet ouvrage, Rajab Borsi, était un lettré irakien qui mourut en Iran en 1411.
Il s’attacha avec ferveur à démontrer la dimension spirituelle de la figure des imâms du chiisme : c’est à travers leur personne que Dieu se manifeste à lui-même et aux hommes. La méthode de Borsi est originale, car elle se fonde sur une démarche cabaliste. Le lecteur trouvera ici un bel exemple des correspondances qui lient les lettres de l’alphabet arabe et l’apparition des imâms chiites, leurs enseignements, leur fonction.

Alfred-Louis de Premare – Les Fondations de l’Islam

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De l’université de Provence, Alfred-Louis de Prémare est professeur émérite, historien du monde arabo-islamique et enseignant-chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) d’Aix-en-Provence.

A quelles conditions peut-on rendre compte des premiers moments de l’islam ? Quels sont les documents, externes ou internes, qui en rendent compte et dans quel contexte général ? Marchands, conquérants ou scribes, qui étaient Muhammad, ses compagnons des commencements et leurs successeurs des premières générations de musulmans ? Par quels moyens ont-ils assuré l’expansion de la umma islamique et de ses conceptions propres ? La umma de Muhammad a-t-elle suivi, contré ou transformé les traditions religieuses existant avant elle au Proche-Orient ? Sommes-nous en mesure de reconstituer pas à pas les étapes de production du corpus coranique et du Hadîth ?

C’est à ces questions qu’Alfred-Louis de Prémare apporte des éléments de réponse en présentant et analysant, selon leurs modes particuliers d’écriture, les données qui sont aujourd’hui à la disposition de l’historien. La prise en compte sérieuse de ces données est, en effet, l’une des conditions indispensables qui permettent une évaluation théologique et spirituelle de la religion islamique.

Khalifa Laila – Ibn Arabi initiation a la Futuwwa

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Le mot futuwwa est couramment traduit par chevalerie . En arabe, elle comprend les notions de chevalerie (furûsiyya), de générosité (karam), de jeunesse (vigueur) et de maturité (rujûliyya). Elle a un rôle majeur dans le soufisme et devient une voie éminente de l’initiation spirituelle. En effet, le grand maître Muhammad Muhyï al-Din Ibn ‘Arabi (1165-1240), dont l’oeuvre principale, al-Futûhât al-mahkiyya (source fondamentale pour l’étude et pour l’initiation à la futuwwa), explique que si la prophétie légiférante est scellée avec l’arrivée du prophète Muhammad ; la Révélation, quant à elle, demeure à jamais par la voie de la futuwwa. Celle-ci consiste essentiellement en un voyage vers la ka`bat al-wujûd (Ka’ba de l’existence), sanctuaire de Dieu, coeur de l’homme, où celui qui a accompli les conditions du voyage (à savoir, le renouvellement du pacte prééternel, et le retour à la nature primordiale fitra) sera admis dans la présence de la Ka’ba-houri et sera initié à la science gardée (maknûn). Il aura connaissance de son être propre et de son Seigneur. II accédera à la station du fatâ.

Selon Ibn ‘Arabi, c’est en entrant par la porte du Fatâ (le Prophète) dont la nature propre est celle du Coran – que l’initié rencontrera trois autres prophètes qui sont au coeur même de l’initiation à la futuwwa : Jésus, Abraham et Moïse. Chacun lui transmettra un enseignement.

Michel Chodkiewicz – Le Sceau des saints – Prophétie et sainteté dans la doctrine d’Ibn Arabî

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Né à Murcie en 1165, mort à Damas en 1240, Ibn Arabî – «le Maître spirituel par excellence» – exerce depuis huit siècles une influence majeure sur la mystique musulmane. Critiquée, aujourd’hui comme hier, par les adversaires du soufisme, son œuvre immense offre en particulier la première formulation globale et cohérente d’une doctrine de la sainteté en islam.
Cet enseignement, qui ne sépare jamais l’énoncé doctrinal de l’expérience visionnaire, expose une vaste typologie des saints fondée sur la notion d’héritage prophétique. Il décrit avec précision les étapes et les épreuves redoutables du voyage spirituel. Mais si cet itinéraire est d’abord une montée vers Dieu, il ne trouve son accomplissement que dans le retour vers les créatures, faisant ainsi du saint l’indispensable médiateur entre Ciel et terre.

Revivification de la spiritualité musulmane – Aḥmad Ibn ʻAbd al-Raḥmān Ibn Qudāma al-Maqdisī

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L’Imam Abû Hâmid al-Ghazâlî surnommé “la Preuve de l’islam”, compose son célèbre Ihyâ’ ‘Ulûm al-Dîn (Revivification des sciences religieuses) [près de deux mille pages], qui devient une référence pour les Musulmans. Ce livre a marqué son époque et reste d’actualité jusqu’à nos jours. Il comporte quatre parties et chacune est subdivisée en dix livres. La première traite des actes d’adorations et leurs secrets, la deuxième des règles de vie, de coutume et des normes du comportement religieux, la troisième traite des actes périlleux qui mènent à la perdition et la quatrième des actes salutaires. Ibn al-Jawzî reprend cette somme d’enseignements et en sort un livre concis, qu’il nomma le Minhâj. Il dit dans son introduction : “J’ai constaté, ô aspirant sincère et novice déterminé et résolu, que tu t’es décidé à abandonner les vaines préoccupations du bas-monde et que tu as pris la résolution de te consacrer à la vie future parce que tu as su que la fréquentation des créatures mène à l’insouciance, que l’abandon de l’examen de conscience est à l’origine de la négligence, et que les étapes du souffle de vie conduisent rapidement à la station de la mort. Tu as regardé lequel des livres intimes tu peux emmener dans ta solitude et le faire parler dans les moments de silence et voilà que tu préfères l’Ihyâ’ de l’imam al-Ghazâlî et tu trouves qu’il est unique en son genre, précieux en lui-même… Je vais, alors, composer pour toi un livre qui relate l’essentiel de l’Ihyâ’. Je m’appuie, à cet effet, sur les traditions les plus authentiques et les plus notoires…”. Par la suite, Ibn Qudâma al-Maqdisî réécrit le Minhâj, pour le rendre encore plus accessible, et c’est ce travail-là que nous avons traduit et que nous mettons entre vos mains. Si al-Ghazâlî a tenté, par son oeuvre, une revivification des sciences religieu-ses musulmanes en général, Ibn al-Jawzî et Ibn Qudâma, quant à eux, en puisant dans cette oeuvre, ils ont tenté une revivification de la spiritualité musulmane en particulier.

Le Coran, la Bible et l’Orient ancien – Mondher Sfar

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Cette étude d’anthropologie et d’histoire comparée des religions met au jour pour la première fois les principales institutions du texte fondateur de l’Islam : l’Assemblée divine, le prophétat, la royauté, l’épopée, la guerre, le traité, le culte des ancêtres… Tout en revoyant et affinant la dette de la Bible vis-à-vis de la littérature de l’Orient ancien, ce livre montre l’étonnante continuité idéologique qui existe entre le Coran et le monde mésopotamien ancien. C’est que l’Arabie et la Mésopotamie ont constitué de tous temps une unité aussi bien géographique et historique, que linguistique, religieuse et culturelle.

Les derniers jours de Muhammad – Hela OUARDI

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Médine, juin 632. Sous le soleil accablant de l’Arabie, le temps semble s’être arrêté : le Prophète de l’islam a rendu son dernier souffle. Autour de lui, les fidèles de la nouvelle religion, plongés dans la sidération, tremblent à l’idée que la Fin du monde soit proche. Mais où sont passés ses Compagnons ? Quelle est cette étrange maladie qui l’a terrassé en quelques semaines ? Et pourquoi l’enterrement n’a-t-il pas lieu ?
Au fil de ce récit au jour le jour de l’événement le plus mystérieux dans l’histoire de l’islam, Hela Ouardi, universitaire tunisienne, explore et confronte les sources sunnites et shiites les plus anciennes. Celles-ci nous révèlent un autre visage du Prophète, celui d’un homme menacé de toutes parts, affaibli par les rivalités internes et par les ennemis nés de ses conquêtes. Tout est entrepris pour qu’il ne laisse aucune directive claire sur sa succession. Ses Compagnons s’engagent dans une lutte pour le pouvoir et son clan se déchire, ouvrant la voie à des guerres meurtrières qui ensanglantent encore notre monde aujourd’hui.
Une reconstitution chronologique inédite, où Hela Ouardi oppose aux mémoires idéologisées le portrait d’un homme rendu à son historicité et à sa dimension tragique.

ERREUR ET DÉLIVRANCE – AL-GHAZÂLÏ AL-MUNQID MIN ADÂLAL

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La Délivrance de l’erreur – Al-Munqid min Ad-Dalâl “Al munqidh min Al-Dalâl” est probablement l’œuvre ghazalienne qui a le plus intéressé les spécialistes, d’abord parce que l’auteur y décrit sa crise spirituelle et ensuite parce qu’il y traite différents points didactiques et apologétiques.

La Délivrance de l’erreur – Al-Munqid min Ad-Dalâl “Al munqidh min Al-Dalâl” est probablement l’œuvre ghazalienne qui a le plus intéressé les spécialistes, d’abord parce que l’auteur y décrit sa crise spirituelle et ensuite parce qu’il y traite différents points didactiques et apologétiques.

En effet, Al-Ghazâlî nous décrit sa quête de la certitude qui le pousse à rejeter le “Taqlîd” (le fait d’imiter) et le porte finalement à admettre que ceux qui possèdent pleinement la Vérité sont les soufis, les mystiques de l’Islâm, qui après maints exercices et nombre de privations parviennent à dominer, voire briser leur âme afin de parfaire leur “Tawhîd” et atteindre le But Suprême, la Présence divine.

C’est après de nombreuses années d’investigations, de doutes, une grave crise spirituelle et morale, et enfin après avoir parcouru la voie soufie, autrement dit après l’avoir vécue et après avoir goûté personnellement à l’expérience mystique, que Al-Ghazâlî parvient enfin à la certitude (Al-Yaqîn) et réacquiert finalement la sérénité qui l’avait abandonné.

Lettre ouverte à celui qui critique le soufisme – Cheikh Ahmad al-Alawî

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Le Shaykh algérien Ahmad al-‘AlawÎ (1869-1934) fut l’un des principaux représentants du soufisme nord-africain au XXe siècle. Maitre spirituel pour ses disciples, il eut également, au sein de la société algérienne, un rôle plus large de défense du soufisme et de l’Islam traditionnel, face à leurs adversaires internes et externes.
C’est dans le cadre des polémiques opposant soufis et milieux réformistes qu’il eut l’occasion d’écrire en 1921 l’épitre dont nous présentons la traduction. Servi par une rhétorique efficace et un style incisif, il y réfute une par une les critiques des adversaires du soufisme, et cite la multitude de sources scripturaires (Coran et hadîth) sur lesquelles s’appuie le tasawwuf. Il rapporte également le témoignage favorable au soufisme de nombreuses personnalités historiques de l’Islam. Mais d’une façon plus générale, il oeuvre à rétablir le sens de concepts islamiques essentiels qui ont, parfois, été déformés par l’évolution politico-sociale des sociétés musulmanes.
Un peu moins d’un siècle plus tard, les attaques des milieux antisoufis n’ont rien perdu de leur virulence. Voilà pourquoi cette « lettre ouverte » du Shaykh al-‘Alawi constitue, pour la pensée musulmane, une véritable oeuvre de salubrité publique.

les conditions de la renaissance – Malek Bennabi

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Le monde n’a connu de tous temps que des phases cycliques qui ont permis aux civilisations de naître, de se développer, puis de décliner pour sombrer dans les méandres de l’histoire. La civilisation musulmane n’a pas échappé à cette règle. Pourtant, affirme Bennabi, cette civilisation avait plus qu’aucune autre la possibilité de perdurer dans le temps et de marquer l’histoire plus durablement, puisqu’elle contient dans sa matrice des sources spirituelles rattachées à un monothéisme pur et au Joyau de la prophétie. Afin de comprendre les raisons de cet échec, Bennabi s’attache dans les conditions de la renaissance à analyser ce qui fait toute civilisation. En faisant une critique et une analyse exigeantes, Bennabi permet ainsi de comprendre la nature du mal qui a précipité l’échec de la civilisation musulmane, tout en traçant les lignes d’un possible sursaut, sur la base des sources mêmes de l’islam originel.

Les quatre imams fondateurs des ecoles sunnites – Boudjenoun

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Les 4 écoles des “Ahl Essouna wa Djamaa” sont:
1 – L’école des Hanafites, fondée par l’imam Abou Hannifa Annou’mane (699-767) fut la première et la plus répandue. Elle est la plus libérale et laisse le champ libre à la raison et au libre arbitre. Cette école est dominante en Asie centrale, en Inde, au Pakistan, en Turquie, en Afghanistan dans certaines régions de l’Egypte et de la Tunisie.
2 – L’école des Malékites, fondée par l’imam Malik Ibn Anas (715-795) est très conservatrice et s’appuie sur le droit coutumier en vigueur à Médine au temps du prophète (bsl). Elle domine en Afrique du nord et de l’ouest, en Mauritanie, au Soudan, Koweït et aux Emirats arabes.
3 – L ‘école des Chaféites a été fondée par l’imam Mohamed ibn ldriss Ach-Chafii (767-820) élève de deux écoles précédentes. Son mérite résidant dans la distinction qu’elle a su faire au sein des principes juridiques. Elle est répandue dans tout le Proche Orient, en Indonésie, Malaisie, Jordanie, Palestine, Syrie, Liban, quelques régions d’Égypte et aux Îles Comores.
4 – L ‘école Hanbalites, fondée par Ahmad Ibn Hanbal (780-855) incarne une piété rigoureuse, traditionnelle et sans compromis. En raison de sa rigidité, cette école est peu répandue. Elle domine en Arabie Saoudite et dans certains petits états de la presqu’île arabique. Elle est également présente en Syrie et en irak.

Construire l’identité révolutionnaire – Ali Shariati

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Par le concept d’auto-édification (édification de soi ou de sa propre identité), nous n’entendons pas faire comme les moines ou les fidèles d’une religion précise, consistant à se détacher du siècle et à couper toutes les relations existantes ou celles qui doivent exister entre soi-même et la société, prenant appui sur des valeurs imaginaires, abstraites ou héritées d’une religion ou d’une nation, ou basées sur des idéaux spécifiques déduits à partir d’une morale religieuse ou soufie. Tout comme nous n’entendons pas non plus faire comme les marxistes et considérer que l’auto-édification est juste un moyen pour nous amener à participer au mouvement politique contemporain. L’auto-édification signifie, par contre, « se préparer de façon révolutionnaire au niveau du fondement, de l’authenticité et du but, à la fois, c’est-à-dire faire en sorte que l’essence existentielle mène le moi vers sa perfection ».

Al-Hurr L’homme libre – Ali Shariati

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« L’homme libre est libre en toutes circonstances. Si un malheur le frappe, il patiente. Les catastrophes qui s’abattent sur lui ne le brisent pas. S’il est emprisonné ouréduit par la force, il substitue à la difficulté, la facilité. » Imam Al Sadeq. Hurr était le nom de l’un des commandants de haut rang de l’armée d’Omar-Ibn-Saad qui a fait face le petit-fils du Prophète de l’Islam, l’Imam Hussein ibn Ali, avec des ordres de Yazid ibn-Mu’awiah , soit tenter d’obtenir l’allégeance Hussein pour ses corrompus Khalifah, ou de tuer Hussein et tous ses compagnons. Il a été Hurr et son armée qui, le premier devant l’imam Hussein, puis les maintenait en état de siège, les empêchant d’obtenir de l’eau. Le jour de l’Achoura, Hurr pris une décision énorme. Juste avant la bataille a commencé, il a quitté son poste et l’armée qu’il commandait, a rejoint l’imam Hussein, et a été le premier à être tués dans le sentier d’Allah, par l’armée il avait l’habitude d’être commandant d’à peine quelques heures plus tôt. Le nom “Hurr» signifie libre, né libre, noble, Freeman. “Imaginons une scène de théâtre sur laquelle la Providence aurait toutes les conditions souhaitée afin de faire émerger un exemple à celui-ci en se donnant tous les moyens techniques nécessaires. Providence qui déciderait, dans l’absolu, d’embrasser l’ensemble des actes et causes afin de produire un effet sans précédent. Celle-ci mobilisera tout ce dont elle dispose afin de produire un récit atteignant la perfection d’où émergera la figure d’un héros d’une resplendissante pureté, provoquant ainsi un effort sans précédent. Traiter du « libre-arbitre » est ce qu’il y a de plus élevé en ce qui concerne l’existence humaine, car c’est ce qui donne un sens à l’homme et c’est ce qui caractérise l’homme au niveau philosophique. Mais, en même temps, c’est ce qui fait sa grande part de responsabilité. Mais de quel libre-arbitre s’agit-il ? L’homme est sans cesse assujetti à un choix, une décision à prendre et ce, quotidiennement, à maintes reprises. Il doit opter pour un travail : Quelle matière étudier ? Quels amis fréquenter ? Quels loisirs occuper ? Quelle demeure choisir ? Quelle femme épouser ? Quel engagement politique adopter ? Quelle institution sociale choisir ? Par quel moyen réaliser son objectif ? Comment s’habiller ? De même, chaque matin avant de sortir de chez lui, il passe du temps à choisir son turban, son chapeau, sa toque, sa cravate ou sa canne… Rien de cela, non. Il y a une décision beaucoup plus élevée, décisive, plus importante, plus lourde et à la fois plus difficile, c’est celle du choix entre : LA VERITE ou L’ERREUR.”

Le Sceau des saints Prophétie et sainteté dans la doctrine d’Ibn Arabî – MICHEL CHOOKIEWICZ

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Né à Murcie en 1165, mort à Damas en 1240, Ibn Arabî – «le Maître spirituel par excellence» – exerce depuis huit siècles une influence majeure sur la mystique musulmane. Critiquée, aujourd’hui comme hier, par les adversaires du soufisme, son œuvre immense offre en particulier la première formulation globale et cohérente d’une doctrine de la sainteté en islam.
Cet enseignement, qui ne sépare jamais l’énoncé doctrinal de l’expérience visionnaire, expose une vaste typologie des saints fondée sur la notion d’héritage prophétique. Il décrit avec précision les étapes et les épreuves redoutables du voyage spirituel. Mais si cet itinéraire est d’abord une montée vers Dieu, il ne trouve son accomplissement que dans le retour vers les créatures, faisant ainsi du saint l’indispensable médiateur entre Ciel et terre.

La responsabilité de la femme – Ali Shariati

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Freud, dans sa nouvelle vision bourgeoise, a réduit toutes les moeurs et les vertus, toutes les nobles manifestations de l’esprit humain à une seule chose appelée : « le réalisme », et il ne définit pas ce réalisme selon la vision bourgeoise mais en tant que savant, philosophe, psychologue et un expert en humanité. Toutes ces choses sont devenues des instruments entre les mains de cette classe qui réduit l’homme à un animal sexuel et matériel. La bourgeoisie a tout transformé et a prétendu prendre la place des religions, des philosophies, des cultures et des valeurs humaines en suivant une seule méthode, en bâtissant un temple et en annonçant un seul prophète aux fils de cette misérable époque, et tous doivent en être ses victimes. Le prophète de la bourgeoisie est Freud, sa religion est le sexe, son temple le freudisme et les premières victimes sacrifiées au pied du temple sont les valeurs humaines de la femme.

Les qualités de Muhammad – Ali Shariati

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Il est important de considérer Muhammad, sceau des prophètes, sous un autre angle. Ses qualités doivent faire l’objet d’analyses psychologique, sociale et historique afin de mieux connaître sa personnalité. Muhammad doit être considéré comme un personnage extraordinairement remarquable, un empereur, un sage, un prophète. Il en va de même pour les prophètes d’Orient dont il fait partie. Il faut découvrir Muhammad avec un nouveau regard tel un miracle indescriptible, un rêve inoubliable, un homme irremplaçable.

Fatima est Fatima – Ali Shariati

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Parler de la personnalité de Fatima est une chose difficile. Fatima était ” la femme ” telle que l’Islam voulait qu’elle fût. Il en a donc donné une image et c’est le Prophète qui l’a dessinée, qui l’a élevée et lui a appris, sous la pression de la pauvreté, les enseignements les plus profonds de l’humanité. Elle fut donc un exemple de toutes les qualités ” féminines “. L’exemple de la fille dans sa relation avec son père. L’exemple de l’épouse dans sa relation avec son mari. L’exemple de la mère dans sa relation avec ses enfants. Elle fut l’incarnation de la femme engagée et responsable face à son époque et à sa société. Elle était elle-même un ” Imam “, c’est-à-dire un modèle exemplaire pour la femme. Elle était un recours et une preuve pour toutes les femmes qui voulaient décider  d’être elles-mêmes “

Retour à soi – Ali Shariati

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« Lorsque j’ai parlé de la révolte de Karbala au Collège de France et à la Sorbonne, que j’ai parlé de l’homme qui l’amenée (l’Imamal Hussein), de son rôle et de la manière dont il a vécu et dont il est mort en martyr, on m’a applaudi parce que les gens là-bas n’ont pas d’idées préconçues sur la question comme dans la société islamique où il est dénié et dénaturé. Il y a beaucoup de présupposés qui dénaturent notre culture et il aurait mieux valu que l’européen nous dise que nous n’avons aucune culture, aucune littérature, aucune science, aucune civilisation ni aucune religion. Nous aurions pu alors amener notre génération à redécouvrir son soi, à combler tous ses besoins et à satisfaire sa conscience et son entendement. Au lieu de cela nous sentons actuellement l’odeur de la haine qui flotte dans l’atmosphère, dans les sentiments et dans les esprits et, alors même que nous sommes sur le point de parler du soi nous courons chercher refuge auprès des modèles occidentaux. C’est la raison pour laquelle Aimé Césaire peut dire : « Revenons à nous-mêmes ».Mais moi, je ne peux m’empêcher de demander : à quel soi ? S’agit-il de ce soi dénaturé qui nous a été exposé ? Non, il est impossible de revenir à un tel Soi. Cela reviendrait à s’accrocher à la tradition et aux choses anciennes et dépassées et à reculer devant le progrès. »

Ahl ul Bayt Héritage et Responsabilité – Ali Shariati

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Etre partisan des Ahl-ul-Bayt signifie être un partisan qui sent le dynamisme en lui-même. Nous disons « non » quand nous nous heurtons à l’intérêt, et ceci au bénéfice de la Vérité. Aujourd’hui, la responsabilité de notre monde est aussi celle du penseur, de l’éducateur, de l’orateur, du moderne et de l’homme ordinaire. Je dis à cet homme croyant et responsable : comment se fait-il que tu aies ressenti dans ton agence commerciale, le changement économique, le changement de la vie et des infrastructures de l’époque, le changement de la consommation et des relations commerciales dans le monde et que tu n’aies pas ressenti que tu étais confronté à un changement dans la société qui s’occidentalise, dans l’époque et la doctrine à laquelle tu crois, dans la foi à laquelle tu tiens et dans les personnalités que tu considères comme ton Prophète (bsl) et sa Famille ? Ne vois-tu pas qu’ils ont été délaissés par la jeune génération… ? N’es-tu pas responsable ? Ne sais-tu pas que pour connaître aujourd’hui ton Prophète et sa Famille, lire un seul livre est plus important que de bâtir un couvent de mystiques.

Le Dévoilement des secrets et les Apparitions des lumières. Journal spirituel du Maître de Shîrâz Al-Baqlî Al-Shîrâzî Rûzbehân

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Le Dévoilement des secrets est un écrit mystique de l’un des plus grands représentants du soufisme iranien du XIIe siècle, Rûzbehân Baqlî, qui vécut dans la ville de Shîrâz, la patrie des poètes Hâfiz et Sa’adi.

L’ouvrage est la consignation épisodique de visions spirituelles de Rûzbehân qui vont de l’âge de trois ans jusqu’à la fin de sa vie. Ces visions ont pour objet Dieu, les prophètes, les anges, etc. ; elles tiennent à la fois du merveilleux et du paradoxe. Nul doute que pour beaucoup elles apparurent et apparaîtront scandaleuses. En effet elles expriment par excellence le sens et la situation singulière du soufisme dans la société musulmane. Le titre de l’ouvrage révèle l’aspect paradoxal du soufisme, il prétend dévoiler des secrets dont la vocation est de rester cachés. L’entreprise relève de la transgression de tous les codes institués et subvertit la tradition au nom de la tradition même qu’elle réinstalle ainsi, car le geste transgresseur qui consiste à manifester ce qui est supposé demeurer secret, bouleversant ainsi les habitudes, c’est véritablement la tradition. En ce sens le biographe de Rûzbehân a pu désigner cet ouvrage comme l’essence même du paradoxe. Le texte de Rûzbehân est donc un retour aux sources particulièrement salutaire en un temps où les soufis sont encore la proie de l’hostilité et de la violence des tenants d’une religion dont la seule légitimité est d’être celle de leurs pères. Ce paradoxe apparaît comme le seul antidote à l’oubli de Dieu, ses saints et ses anges

 

Massàlik al Jinàn Les Itinéraires du Paradis Traité de soufisme – CHEIKH AHMADOU BAMBA

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Le Cheikh Ahmadou Bamba né en 1270h / 1852 au Baol, province du Sénégal. Son vrai nom est Ahmed ibn Mohamed Ibn Habiboullah Ibn Mahram Ibn Habiboullah Ibn Mohamed El Kebir Ibn Said Ibn Othman (en langue Wolof Osman). Osman fut le premier de la famille à parler la langue Wolof. Ils sont des Chérifs Idrissides descendants de Seyidina Hasen Ibn Ali ibn Abi talib. Leur nom defamille est Al Bekki « le Mecquois ». La langue wolof le prononce M‟Backé. Le Cheikh signe ses écrits: «Ahmad El Bekki ».Une branche de la famille est toujours en Mauritanie, ce sont la famille «Modenalla » descendant de Seyidna Idriss le fondateur du Royaume Idrisside au Maroc.Les généalogistes maures sont unanimes sur la descendance chérifienne du Cheikh Ahmadou Bamba.Par sa mère Mériem Bousso,surnommée « Jaratu Allah » « la protégée d‟Allah » qui est aussi une descendante du prophète (PSL) par son aïeul Sidi Abdelkader Jilani. La famille Bousso et la famille M‟Backé sont des cousins qui vivaient à Tchemsa en Mauritanie avant d‟émigrer vers le Sénégal. Ils habitaient le Fouta Toro avant de s‟installer au Baol.

Né à Mbacké-Baol, ville fondée par son arrière-grand-père Maharame Mbacké dans le royaume de Baol, fils du marabout de la confrérie de la Qadiriyya – la plus ancienne du Sénégal – Mame Momar Anta Sali Mbacké, et de Mame Diarra Bousso, Ahmadou Bamba est un musulman soufi ascétique et mystique qui écrivait sur le tawhid, le fiqh et le tassawouf ainsi que la grammaire. Il est également l’auteur de nombreuses fatwas au Sénégal et en Mauritanie (notamment sur la théologique islamique et la récitation du coran). La plus grande partie de son œuvre écrite est mystique et consacrée principalement à la glorification de Dieu, des prières et éloges sur le prophète Mahomet.

Il prêche avec succès la paix et promet le salut à ses disciples qui se seraient conformés à ses recommandations qui sont celles de Dieu et de son prophète dans l’islam. Il fonde la ville de Touba (Sénégal) en 1887. Plusieurs guides religieux qui voyaient leurs disciples rejoindre Cheikh Ahmadou Bamba cherchèrent alors à susciter la méfiance des colons à son égard en lui prêtant des intentions de jihad. Il est convoqué par les autorités coloniales, qui le font séjourner dans une cellule à Saint-Louis, siège du gouverneur de l’Afrique-Occidentale française (AOF), avant de l’envoyer en exil, en 1895, au Gabon. Son frère Mame Thierno Birahim Mbacké supplée à son absence auprès de sa famille et de la communauté mouride. L’administration coloniale justifie alors sa décision en affirmant :

« Il ressort clairement du rapport que l’on a pu relever contre Ahmadou Bamba aucun fait de prédication de guerre sainte, mais son attitude, ses agissements, et surtout ceux de ses principaux élèves sont en tous points suspects1. »

Il retourne à Dakar en 1902, après 7 ans et 9 mois d’exil au Gabon dans la forêt équatoriale, et est acclamé par la foule1 alors que beaucoup pensaient qu’il y était mort. L’administration coloniale tente à nouveau de l’arrêter, en envoyant des tirailleurs et des spahis, mais ses disciples (talibé) le protègent1. Il est finalement arrêté l’année suivante (1903) et amené pendant quatre ans en Mauritanie.

Après 1910, les autorités françaises réalisent que cheikh Ahmadou Bamba ne désire pas la guerre. Serigne Touba refusa la Légion d’honneur que lui décerne l’autorité coloniale se détournant ainsi des honneurs mondains. Son mouvement prit de l’ampleur en 1926 quand la construction de la Grande Mosquée de Touba, où il est inhumé, commença. Son tombeau est un lieu de pèlerinage. Après son rappel à Dieu, la communauté s’organisera autour de son fils aîné.

L’Art de l’Islam Broché langage et signification – Titus Burckhardt

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Pris dans son sens strict, l’ésotérisme désigne la partie la plus «intérieure» d’une religion, le domaine où s’organise sa recherche du secret de la réalité, de l’homme et du divin. L’ésotérisme musulman trouve sa source dans le Coran même, où la dualité d’Allah, Dieu apparent et caché, autorise la voie mystique. Comme la kabbale juive, le soufisme relève de cette quête de l’Absolu. Coeur spirituel de l’islam, il est le «noyau» essentiel transmis dès l’origine pour fonder et vivifier le reste de l’édifice musulman. Avec Hallaj, Al-Ghazâli, Attar ou Ibn’Arabi, le soufisme a donné à la civilisation islamique certains de ses plus fascinants représentants que ce soit en terme de philosophie, de poésie ou surtout d’accomplissement humain. Bravant la diversité des croyances, le soufisme développe une vision universaliste des religions, fondée sur l’amour, et oeuvre comme un passeur culturel et spirituel entre Orient et Occident. Introduction à l’étude de la doctrine soufie, l’ouvrage de Titus Burckhardt entend contribuer aux efforts de ceux qui, dans le monde moderne, cherchent à comprendre les vérités permanentes et universelles dont toute doctrine sacrée est un mode d’expression.Titus Burckhardt a consacré toute sa vie à l’étude et à l’expo­sition des différents aspects de la Sagesse et de la Tradition. Il a publié, entre autres, L’art de l’Islam, Sindbad, 1985 et Principes et méthodes de l’art sacré, Dervy, 1995.Extrait du livre :Le présent travail est une introduction à l’étude de la doctrine soufique. Mais il nous importe avant tout de définir le point de vue selon lequel nous abordons ce sujet : ce point de vue n’est pas celui de l’érudition pure et simple, quel que puisse être l’intérêt scientifique des résumés doctrinaux qui figurent dans cette étude ; nous entendons surtout contribuer aux efforts de ceux qui, dans le monde moderne, cherchent à comprendre les vérités permanentes et universelles dont toute doctrine sacrée est un mode d’expression.Disons d’emblée que la science académique n’est qu’une aide tout à fait secondaire et très indirecte pour s’assimiler le contenu intellectuel des doctrines orien­tales, et ce n’est d’ailleurs pas là le but d’une méthode scientifique, qui aborde nécessairement les choses de l’extérieur, donc sous leur aspect purement historique et contingent. Il y a des doctrines qui ne se comprennent que «de l’intérieur», par un travail d’assimilation ou de pénétration dont les modalités, qui sont essentiellement intellectuelles, dépassent par là même la pensée discursive ; celle-ci devient même un obstacle dans la mesure où elle est empreinte de conventions mentales, sans parler des préjugés agnostiques et évolutionnistes qui déterminent l’esprit de la majorité des Occidentaux. C’est pour cette raison que presque tous les érudits européens qui ont étudié le Soufisme se méprennent sur sa position véritable : l’homme de culture moderne, en effet, n’est plus habitué à penser en symboles. Ainsi, les investigations modernes ne peuvent pas distinguer ce qui, dans deux expressions traditionnelles analogues, tient à la forme extérieure et ce qui en constitue l’élément essentiel ; par là même les érudits sont portés à voir des emprunts d’une forme traditionnelle à l’autre quand il n’y a qu’une coïncidence de vues spirituelles, et des divergences fondamentales là où n’intervient qu’une différence de perspectives ou de modalités d’expression. De telles confusions doivent se produire fatalement, puisque la formation universitaire et le savoir livresque autorisent ici à s’occuper de choses qui, en Orient, restent naturellement réservées à ceux qui sont doués d’intuition spirituelle et qui se consacrent à l’étude de ces choses en vertu d’une affinité réelle et sous la direction des héritiers d’une tradition vivante.

Vie et Enseignement de Tierno Bokar Le Sage de Bandiagara – Amadou Hampaté Bâ

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Au début du XXe siècle, au cœur de l’Afrique, au Mali, la lumière de Dieu a brillé sur un homme : Tierno Bokar, que l’on appelait le Sage de Bandiagara. Cheikh de la confrérie soufie Tidjaniya, il fut une pure et haute figure non seulement de l’islam en Afrique noire, mais de la spiritualité universelle.

Sa vie est retracée dans ses lieux et dans son contexte politique et religieux pour situer la parole et l’enseignement du maître, qui font l’objet des deux autres parties de l’ouvrage.

 

Amadou Hampâté Bâ (1900-1991)

Disciple de Tierno Bokar, écrivain, historien, ethnologue, il fut l’un des plus grands spécialistes de la culture et des traditions africaines.

Le Coran par lui-meme Vocabulaire et argumentation du discours coranique autoreferentiel – Anne-Sylvie Boisliveau

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Dans Le Coran par lui-même, Anne-Sylvie Boisliveau livre une analyse passionnante de la manière dont le Coran est l’architecte de sa propre image. Loin d’être un texte sans relief, celui-ci utilise un vocabulaire, des procédés rhétoriques et une argumentation soigneusement choisis pour orienter l’image qu’auditeurs ou lecteurs se feront de lui.
Une analyse serrée du vocabulaire autoréférentiel montre que le Coran se décrit lui-même comme Ecriture « façon judéo-chrétienne » représentant un enjeu de communication. Mais surtout, par un triple discours – sur les actions divines, sur les Ecritures révélées antérieurement, telles la Bible, et sur la fonction prophétique –, le Coran se confère à lui-même le monopole de l’autorité issue de la révélation divine et pousse l’auditeur/lecteur à s’y soumettre.

Saint Augustin Les Aveux Nouvelle traduction des conféssions – frederic boyer

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Frédéric Boyer a voulu, par une nouvelle traduction intégrale des Confessions de saint Augustin, rendre justice à cette véritable odyssée personnelle, à ce voyage intime dans le temps, la mémoire de soi et l’écriture. Interpellations, confidences, exhortations, aveux, micro narrations, souvenirs, hymnes, fictions, louanges, analyses exploratoires, déplorations, cris, anathèmes, psaumes, discours, chants… Augustin révolutionne ainsi la confession antique, détourne la littérature classique, et fait exploser les cadres anciens à l’intérieur desquels nous avons l’habitude de nous réfugier et de penser notre vie.

Jamais le texte des Confessions n’avait bénéficié d’un tel travail. Toutes les traductions françaises existantes, y compris les plus récentes, restent fidèles à la réception religieuse et académique de l’œuvre, au langage pieux et savant de l’augustinisme.

Frédéric Boyer a voulu s’en affranchir. Ou plus exactement ne pas asservir la traduction à des automatismes de langage. Il enfonce le clou d’un débat capital : la nécessité de remettre en cause, de venir bouleverser nos traditions de réception des textes anciens.

Islam et Economie – Réflexions sur les Principes Fondamentaux de l’Economie Islamique Abdul Hadi GAFOURI

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Cet ouvrage est le fruit de plus de dix années de recherches. C’est une réflexion sur les principes fondamentaux de l’économie islamique. Il se compose de trois parties : La première, traite du système politico-économique des civilisations autour de la péninsule arabique comparé à celui de l’islam au temps des quatre premiers Califes. Dans la seconde, l’auteur expose le savoir musulman en matière économique. Là, il aborde la question des propriétés, privée et publique. Enfin, il démontre l’effort doctrinal fourni par les penseurs musulmans (anciens et modernes) pour établir la structure de l’économie islamique. Cette étude audacieuse, unique dans sa démarche comme dans son contenu, prouve qu’il existe bel et bien une théorie économique islamique capable de s’adapter aux temps modernes selon le principe même de l’Ijtihâd.

Né en Irak en 1951, Abdul Hâdi Cafouri, vint en Europe à l’âge d’homme. En 1992, il obtient, avec la mention ‘Honorable’ son diplôme de Doctrorat en sciences économiques de l’Université de la Sorbonne à Paris. Il est également l’auteur de plusieurs articles et études publiés dans des revues spécialisées sur l’économie. Il participe activement à des congrès sur l’économie agricole, l’économie musulmane et les problèmes de l’alimentation halâl.

Penseur de l’islam spirituel Daryush Shayegan – Henry Corbin

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Henry Corbin (1903-1978), qui a renouvelé en profondeur les études islamiques, en particulier iraniennes et mystiques, est un penseur multiforme et encore trop méconnu. Premier traducteur en France de Heidegger, il a puisé aux sources de la « philosophie prophétique » une pensée riche et profonde qui mérite sa place aux côtés des plus grands systèmes.Daryush Shayegan, lui-même Iranien et qui fut son élève, livre ici la première synthèse complète de son oeuvre. Métaphysique de l’imagination, prophétie et initiation, shî’isme, ismaélisme, Avicenne, Mollâ Sadrâ, Sohrawardî, angélologie, théophanie, religion de l’amour : autant de thèmes qui dessinent un paysage spirituel plein de promesses pour la réflexion contemporaine et où peut s’amorcer un réel dialogue entre l’Occident et l’Orient.

 

Voyages III. Inde, Extrême-Orient, Espagne et Soudan – Ibn Battûta

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Parti de Tanger en 1324, le pieux et lettré musulman Ibn Battûtah parcourt en près de trente ans quelque 120’000 km, de La Mecque à la Chine en passant par Constantinople et l’Afghanistan ! Le récit vif et érudit de ce périple porte en arabe le beau nom de Cadeau précieux pour ceux qu’émerveille le voyage…

Ibn Battûta Voyages II. De La Mecque aux steppes russes (1858)

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Dans ce volume : De la Mecque aux steppes russes et à l’Inde, Ibn Battûta quitte la Mecque pour une longue navigation dans l’océan indien et le Golfe Persique. Ensuite, il visite l’Asie Mineure et les steppes russes avant d’arriver en Inde à travers l’Asie Centrale. Il commence une longue description de l’Inde qui se poursuivra dans le troisième volume.

Voyages I. De l’Afrique du Nord à La Mecque – Ibn Battûta

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Dans ce volume : De l´Afrique du Nord à la Mecque, Ibn Battûta visite les « terres centrales » de l´Islam. Parti de Tanger, sa ville natale, pour le pèlerinage de la Mecque, il visite l´Égypte et la Syrie et, le pèlerinage accompli, se rend en Irak et en Perse.

Le Coran, Essai de Traduction – Jacques Berque

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Seize années de travail, et une vie tout entière consacrée à l’étude de l’Islam, avaient été nécessaires au professeur Jacques Berque pour proposer un « essai de traduction » du Coran. À la fois savante et littéraire, cette oeuvre monumentale, témoignant d’une intime familiarité avec le monde arabe et la tradition de l’Islam, fut saluée comme un événement pour l’approche de cette culture par le public francophone.
Après quatre ans de travail supplémentaires, Jacques Berque, qui fut l’infatigable explorateur des mille subtilités de la langue coranique, améliora son texte en y apportant des centaines de retouches d’après les remarques de lecteurs érudits, et particulièrement celles de cheikhs de l’Islam. Cette seconde édition, entièrement révisée, nous fait redécouvrir le Coran dans le souffle de ses origines, ouvrant les perspectives d’un Islam éclairé où foi et raison auraient toutes deux leur place.

Le Coran trad Abdallah Pennot

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Dominique Abd Allāh Penot est né en 1954 en France. Très intéressé par les traditions orientales en général et par l’hindouisme en particulier, à la suite de la lecture de René Guénon, il part pour l’Inde mais s’arrête à Damas où il demeurera. Là, il se convertit à l’islam et étudiera sept ans durant auprès du Shaykh Abū an-Nūr qui l’initie au Soufisme et lui enseigne les sciences religieuses (fiqh, tajwîd, tawhîd, etc). Il devient, au début des années 1980, un des représentants de la confrérie Chadhiliyya en France.

medecine du prophete mouhammad, la – Jalal Ad-Din As-Suyûtî

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 Description: Dans cet ouvrage, vous constaterez la grandeur de la sagesse du Prophète de l’Islam en matière santé.

La santé ne se limite pas uniquement à la préservation du corps des maladies, telle est la directive principale du Prophète (pbsl).

La médecine prophétique s’est, en effet intéressée à l’être humain dans sa globalité, tenant compte de la dimension du corps, de l’esprit et du coeur.

Parmis ses nombreux enseignements, notre bien- aimé Prophète (pbsl) a rappelé la beauté du Don divin de la vie et l’importance d’honorer cette vie en préservant sa santé. En effet, il a toujours incité ses disciples et les fidèles de sa communauté à se prémunir des maladies, à se soigner en recherchant les remèdes à leurs maladies, y compris celles de l’âme, celles qui éloignent le serviteur de Son Seigneur.

” Dans la prière, il y a une guérison “, disait-il (pbsl), guérison qu’est la paix du coeur et de l’âme amenant alors un état de bien-être général et une quiétude sans égal.

Le lecteur découvrira, très certainement, dans cet illustre ouvrage de l’imâm As-Souyoûtî, de nombreux conseils pratiques, des réflèxions et d’éternelles sagesses.

Quand on parcourt la Sounna du Prophète (Bénédictions et Salut de Dieu sur lui), on y trouve des indications évidentes sur ces différents domaines de la médecine: les maladies physiques, les maladies mentales et pssychologiques. Il est (Bénédictions et Paix de Dieu sur lui) le médecin du corps et de l’âme. C’est lui qui a dit : ” A chaque maladie Dieu a fait descendre un remède (une guérison).”

Ousâma Ibn Chourayk a rapporté cecu: ” Je suis venue à la rencontre du Messager de Dieu. Ses Compagnons se tenaient immobiles tels des perchoirs sur lesquels se tenaient sans crainte les oiseaux, je l’ai salué, puis m’assis. Quand les délégations de bédouins arrivèrent, ils commencèrent à le questionner. Certains lui demandèrent: ” O Messager de Dieu ! Doit-on se soigner ?” Il leur répondit: ” Soignez-vous, car toute maladie Dieu a fait descendre un remède, exepté une seule maladie: la maladie de la vieillesse.”

Qu’est-ce que le shi’isme – Mohammad Ali Amir-Moezzi, Christian Jambet

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Des événements tragiques qui frappent aujourd’hui le Moyen-Orient et qui nous sont donnés à voir sur les écrans de télévision, des combats fratricides entre musulmans d’un même pays, que comprenons-nous en Occident ? Minorité la plus importante, majoritaire en Iran, Irak, Azerbaïdjan et à Bahreïn, les shi’ites occupent une place centrale au sein de l’islam. Mais que savons-nous réellement du shi’isme ? Écrite par deux spécialistes de notoriété mondiale, cette synthèse rassemble les principaux traits des univers spirituel et intellectuel du shi’isme, présente ses fondements doctrinaux, la généalogie de ses maîtres (depuis Ali, gendre de Mahomet), ses sources (Coran et Hadith), son évolution historique et sa philosophie, et analyse les processus qui ont conduit une religion ésotérique et mystique à se transmuer en idéologie politique.